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C0U p<f s (J c chaque côté par des rentiers qui condui-Ann. 17(39. p enC J’une habitation à l’autre. Rien n’eft plus déii-111 et ' cieux que ces ombrages dans un climat li chaud , &il eft impoiïible de trouver de plus belles promenades.Gomme il n’y a point de brouflailles , on y goûtela fraîcheur ; un air'pur y circule librement ; & lesmaifons n’ayant point de murailles , elles reçoiventle zéphir & les vents du côté qu’ils fouillent. Je vaisdonner une defcription particulière d’une de ces habi-tations d’une moyenne grandeur ; comme la ftructureeft la même par-tout , on pourra delà fe former uneidée exaèle de celles qui font plus étendues ou qui lefont moins.
Le terrein qu’elle occupe eft un parallélograme devingt-quatre pieds de longueur ôt de onze de large ;il y a un toit drefte fur trois rangées de colonnes oude poteaux parallèles entr’eux, un de chaque côté &l’autre au milieu ; cette couverture eft compofée dedeux côtés plats inclinés l’un vers l’autre , qui feterminent en faîte comme nos maifons d’Angleterrecouvertes de chaume. Sa plus haute élévation dansl’intérieur eft de neuf pieds , & les bords de chaquecôté du toît retombent en bas h environ trois piedsde terre; au-deflbus, la cabane eft entièrement ouverte ,ainft qu’aux deux extrémités jufqu’au fommet du faîte.Le toît eft couvert de feuilles de palmier; du foin ré-pandu fur la furface de la terre à quelques pouces deprofondeur, forme le plancher; & par-defîus ils éten-dent des nattes fur lefquelles ils s’afioient pendant lejour & dorment pendant la nuit. Dans quelques ha-