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Capitaine Cook. 457
queue d’un oifeau du Tropique; d’autrefois ils portentune etpèce de guirlande bifarre, compofée de diverfesfleurs placées fur un morceau d’écorce de plane oucollées avec de la gomme fur du bois. Ils portent aufliune forte de perruque faite de cheveux d’hommes &de poils de chien, ou peut-être de filalfes de noix decocos, attachés fur un rézeau qui le place fous les che-veux naturels, de maniéré que cette parure artificielleeft fufpendue par derrière. Excepté les fleurs , lesOtahitiens connoiflent peu d’autres ornements ; les deuxfexes ont des pendans d’oreilles, mais d’un feul côté.Lorfque nous arrivâmes dans I’Ifle, ils employoientpour cela de petites coquilles, des cailloux, graines, poisrouges ou petites perles, dont ils enfilent trois dans uncordon ; mais nos quincailleries fervirent bientôt feu-les à cet ufage.
Les enfants font entièrement nuds ; les filles vontdans cet état jufqu’à l’âge de trois ou quatre ans , &les garçons jufqu’à celui de fix ou fept.
Nous avons déjà eu occafion de parler des mai-fons ou plutôt des huttes de ce peuple , elles fonttoutes bâties dans le bois entre la mer & les monta-gnes. Pour former l’emplacement de leurs cafés, ilsne coupent des arbres qu’autant qu’il en faut pourempêcher que le chaume dont elles font couvertes nepourriffe par l’eau qui dégoutteroit des branches, demaniéré qu’en fortant de fa cabane, l’Otahitien fe trou-ve fous un ombrage le plus agréable qu’il foit poflibled’imaginer; ce font par-tout des bocages de fruit àpain & de noix de cocos fans brouffailles, & entre-Tome IL Mmm
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Ann. 176g.Juillet.
Mai fous.