es W1r. w.væ waun
du Capitaine Cook. 45/
l’une fur l’autre , & paffant la tête a travers l’ouver-ture, les deux bouts retombent devant & derrière enfcapulaire qui, étant ouvert par les côtés , biffent lemouvement du bras en liberté ; les Otahitiens donnentà ces pièces le nom de Tcbuta : ils les raffemblent au-tour des reins, & les ferrent avec une ceinture d’une étoffeplus légère , qui eft affez longue pour faire plufieursfois le tour du corps. Ce vêtement reffemble exacte-ment à celui des habitans du Pérou & du Chili, &cque les Efpagnols appellent Poucho. L’habillementdes hommes eft le même que celui des femmes , ex-cepté qu’au lieu de biffer pendre en jupon la piècequi couvre les reins, ils la paffent autour de leur cuif*fes en forme de culote, & on la nomme alors Maro\tel eft le vêtement des Otahitiens de toutes les claffes,& comme il eft univerfellement le même quant à laforme, les hommes & les femmes d’un rang fupérieurfe diftinguent par la quantité d’étoffes qu’ils portent.On en voit qui enveloppent autour d’eux plufieurspièces d’étoffe de huit ou dix verges de long & de deuxou trois de large ; quelques-uns en laiffent flotter unegrande pièce fur les épaules , comme une efpèce demanteau; & fi ce font de très-grands perfonnages, &qu’ils veulent paroître avec pompe, ils en mettent deuxde cette maniéré. Le peuple de la claffe inférieure, quin’a d’étoffe que la petite quantité que lui en donnentles tribus & les familles dont il dépend , eft obligéd’être habillé plus à la légère- Dans la chaleur du jouril va prefque nud , les femmes n’ont qu’un mincejupon, & les hommes qu’une ceinture qui couvre lesreins. Comme la parure eft toujours incommode &
Ann. 1769.Juillet.