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2 (1774)
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456
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45-6 Voyage

Ann, 1769.Juillet.

fur-tout dans un pays chaud , elle confifce à met-tre une couverture fur une autre , les femmes d'uncertain rang fe découvrent toujours vers le loir jufquàla ceinture, & elles fe dépouillent de tout ce quellesportent fur la partie fupérieure du corps , avec auffipeu de fcrupule que nos femmes quittent un doublafichu. Lorfque les chefs nous rendoient v i fi ce , quoi-quils portaffent fur les hanches plus détoffe quilnen falloit, pour habiller douze hommes , ils avoiencdordinaire le refte du corps entièrement nud.

Leurs jambes & leurs pieds ne font point cou-verts , mais ils garantiffent leur vifage du foleil aumoyen de petits bonnets de natte ou de feuilles de noixde cocos quils font dans quelques minutes lorfquilsen ont befoin ; ce neft pourtant pas- toute leurcoëflure: les femmes, en outre, portent quelquefois depetits turbans ou bien une autre parure quils appellentlomoUj & qui leur fîcd beaucoup mieux. Le 'Tornoueff compofé de cheveux , treffés en fils qui ne fontguères plus gros que de la foie à coudre. M. Banksen a des pelotons qui ont plus dun mille de long fansun feul nœud. Ils entortillent en très-grande quantitéces cheveux autour de la tête , & dune maniéré quiproduit un effet agréable. Jai vu une femme qui enportoit cinq ou fix pelotons. Ils placent parmi ces che-veux des fleurs de différente efpèce , & en particulier dujafmin du Cap , dont ils ont toujours une grande quan-tité plantée près de leur maifon. Les hommes qui, com-me je lai obfervé , relèvent leurs cheveux fur le fom-met de la tète , y mettent quelquefois la plume de la

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