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2 (1774)
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442
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Voyage

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Ann. 1769.Juillet.

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de peine aux Indiens, quà nous-mêmes \ ces difpu-tes étoient toujours une fuite de la fituation & descirconflances nous nous trouvions , des foibleflcs dela nature humaine, de limpoflibilité de nous entendremutuellement , & enfin , du penchant des Otahitiensau vol , que nous ne pouvions ni tolérer ni prévenir.Excepté dans un feul cas , ces brouilleries nentraînè-rent pourtant point de conféquences fatales , & c'eftà cet accident, que font dues les mefures que jem-ployai, pouren prévenir dautres pareilles qui pouvoientarriver dans la fuite. Jefpérois profiter de limpreflionquauroit faite fur les Indiens la mort de ceux quiavoient péri dans leurs démêlés avec le Dauphin , ôcje comptois pouvoir féjourner dans Flfle, fans y ré-pandre du fang. Jai dirigé fur cela toutes mesdémarches pendant le tems que jy ai demeuré , & jedefire fincèrement que les navigateurs qui y aborderontà lavenir, foient encore plus heureux. Notre trafic syfit avec autant dordre , que dans les marchés les mieuxréglés de lEurope. Tous les échanges furent conduitsfur-tout par M. Banks, qui étoit infatigable , pour nousprocurer des provifions & des rafraîchiffemens, lorf-quon pouvoir en avoir ; mais fur la fin de notre-jour , les denrées devinrent rares, par la trop grandeconfommation que nous en faifions au Fort & au vaif-feau, & par l'approche de la faifon les noix decocos & les fruits à pain commencent à manquer.Nous achetions tous ces fruits pour des quincailleries& des clous ; nous ne cédions point de clous , quonne nous donnât en échange quelque chofe qui valûtquarante pences , ( un peu moins de 4 liv. de France ) ;