Voyage
Ann. 1769,Juillet.
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fon langage, & en lui enfeignant le nôtre , nous pou-vions acquérir par là beaucoup plus de connoiffances,fur les coutumes , le gouvernement & la religion deces peuples , que nous n’en avions puifées pendant lecourt féjour que nous fîmes parmi eux ; & je le reçusvolontiers à bord de notre bâtiment. Comme nous nepûmes pas mettre à la voile le iz , parce que nousfûmes obligés de faire de nouveaux jas pour notrepetite & notre fécondé ancre d’affourche , qui avoientété entièrement rongés par les vers, Tupia dit qu’ilvouloit encore aller à terre une fois , & il nous fitfigne de l’y faire tranfporter le foir fur un bateau ; ily alla effectivement, & emporta un portrait en minia-ture de M. Banks , qu’il avoir envie de montrer à fesamis, & plufieurs bagatelles pour leur donner , en fai-fant fes adieux.
Après dîner, M. Banks délirant fe procurer undeffein du Morai , appartenant à Tootahah à Eparre,je l’y accompagnai, ainfi que le Dodeur Solander dansla Pinaffe. Dès que nous eûmes débarqué , plufieursde nos amis vinrent à notre rencontre , d’autres cepen-dant s’abfentèrent par reffentiment, de ce qui étoit ar-rivé la veille. Nous marchâmes fur le champ vers lamaifon de Tootahah , où nous rencontrâmes Obéréa ôcdes Otahitiens qui ne nous étoient pas venus recevoirà la defcente à terre ; nous eûmes bientôt fait une en-tière réconciliation, & lorfque nous leur dîmes quenous mettrions fûrement à la voile l’après-midi du jourfuivant, ils nous promirent, que dès le grand matin ,ils viendroient nous rendre vifite, pour nous faire leurs
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