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2 (1774)
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438
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Ann 1769,Juillet.

438 Voyage

troublé dans fes recherches ; quen sen revenant auvailTeau pour y prendre des ordres ultérieurs, ils avoientété faifis tout-à-coup par des hommes armés, qui ap-prenant la détention de Tootahah , sétoient cachés dansun bois pour exécuter ce projet ; quenfin , ils avoientété attaqués dans un moment défavorable , que lesOtahitiens leur avoient arraché les armes des mains, ^

en déclarant quils feroient détenus en prilon , jufqu àce que leur chef fût mis en liberté. Il ajouta pourtant,que le fentiment des Indiens navoit pas été unanimefur cette violence , que quelques-uns vouloient quonles relâchât, & dautres, quon les retînt; que la diffpute sétant échauffée, ils en étoient venus des parolesaux coups, & quenfin, le parti qui opinoit pour ladétention avoit prévalu. Il dit encore , que Webb &

Gibfon furent bientôt après ramenés par un détache-ment des naturels du pays, & quon les conftitua pri-fonniers , pour fervir de nouveaux otages à la perfonnede leur chef ; quaprès quelque débat, ils fe décidèrentà renvoyer Webb , pour minformer de leur réfolution ,maffurer que fes compagnons étoient fains & faufs ,

& mindiquer un endroit je pourois faire parvenirma réponfe. On voit par, que quelque fâcheufe quefût pour nous la détention des Chefs , je naurois ja-mais recouvré mes gens fans cette précaution. Quandles Chefs renvoyés du vaiflèau débarquèrent à terre,on rendit la liberté aux prifonniers du Fort, & aprèssêtre arrêtés environ une heure avec M. Banks , ilssen allèrent tous. A cette occafion , ainfi quils avoientdéjà fait dans une autre femblable, ils nous donnèrentdes marques de leur joie, par une libéralité que nous