du Capitaine Cook. 437
cr’eux, & fur-tout les femmes, parurent fort émues,
6c témoignèrent leurs appréhenlions par des larmes. Ann. 1769.Je les accompagnai moi-même à bord , 6c M. Banks Juillet,relia au Fort avec quelques autres Otahitiens de troppeu d'importance pour chercher h m’en allurer au-trement.
Quelques Indiens ramenèrent Webb fur les neufheures, 6c déclarèrent qu’ils détiendroient Giblon , lebas-Ofïicier , le Caporal, jufqu’à ce que Tootahah fûtmis en liberté. Ils employoient contre moi le moyenque j’avois pris contre eux , mais j’étois allé trop loinpour reculer. Je dépêchai fur le champ M. Hicks dansla chaloupe avec un fort détachement de loldats , pourenlever les prilonniers ; 6c je dis à Tootahah qu’il dé-voie envoyer avec eux quelques-uns de les Otahitiens,leur ordonner d’aider M. Hicks dans fon entreprife,
6c enfin, demander en fon nom le relâchement desgens de mon équipage, qu’autrement , fa perfonne enrépondroit : il conlentic à tout volontiers •, M. Hicksreprit mes hommes fans la moindre oppoütion , 6c furles fept heures du matin du 1 r , il les ramena au vaif-feau j il ne put pourtant pas recouvrer les armes qu’onavoit prifes au bas-Officier 6c au Caporal, cependantune demi-heure après, on les rapporta au vailfeau ,
6c je mis alors les Chefs en liberté.
Lorsque je queltionnai le bas-Officier fur ce qui étoitarrivé à terre , il me répondit que les Indiens qui l’ac-compagnoient, ainli que ceux qu’il rencontra dansfon chemin , n’avoient pas voulu lui rien apprendre furla retraite des déferteurs, qu’au contraire, ils l’avoient