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2 (1774)
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436
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Ann. 17^9.Juillet.

436 Voyage

partirent avec leurs conducteurs. Il étoit très-impor-tant pour nous de recouvrer ces deux déferteurs , jenavois point de tems à perdre ; dailleurs les Otahi-tiens nous donnoient des doutes fur leur retour , ennous difant quils avoient pris chacun une femme &quils étoient devenus habitans du pays. Je fis lignifierà plufieurs des Chefs, qui étoient au Fort avec leursfemmes, & entrautres à Tubouraï Tamaïdé, Tomio& Obéréa, que nous ne leur permettrions pas de senaller, tant que les déferteurs ne feroient pas revenus*Cette précaution étoit dautant plus néceffaire, que files Indiens avoient caché nos deux hommes pendantquelques jours , jaurois été forcé de partir fans lesremmener. Je fus charmé de voir que cet ordre neleur infpira ni crainte, ni mécontentent; ils me pro-tégèrent que mes gens feroient mis en fûreté & ren-voyés le plutôt poffible. Tandis que ceci fe paffoit auFort , jenvoyai M. Hicks dans la pinaffe , pour con-duire Tootahah à bord du vaiffeau , & il exécuta facommilhon , fans que le Chef ni fes fujets en fuffentallarmés. Si les Indiens qui fervoient de guides étoientfidèles à leur parole & vouloient faire diligence , ja-vois lieu dattendre quils rameneroient les déferteursavant le foir. Mes craintes augmentèrent en voyantmon efpoir trompé, & a lapproche de la nuit, jepenfai quil nétoit pas fur de biffer au Fort les Ota-hitiens que je détenois pour otages , & en confé-quence je fis mener au vaiffeau Tubouraï Tamaïdé ,Obéréa & quelques autres Chefs. Cette démarcherépandit une conlternauon générale, & lorfquon em-barqua les Indiens dans le bateau, plufieurs den-