Ann. 1769,
Juillet.
43Z Voyage
où feroit naturellement la fubftance folide du globequi feroit fracaffée par quelque commotion violente.Il faut remarquer à cette occafion qu’on doit vraifem-blablement attribuer la caufe des tremblemens de terre,à des eaux qui fe précipitent tout-à-coup fur quelquegrande maffe d’un feu fouterrein. Ces eaux raréfiéesdans un inftant & réduites en vapeurs, la mine éclatte& lance différons corps vitrifiés , les coquilles & au-tres productions marines qui deviennent fofiiles , &enfin les couches qui couvroient le foyer, tandis queles portions de terre des environs du trou, s’éboulent& tombent dans le gouffre. Tous les phénomènesqu’on obferve dans les tremblemens de terre, femblentêtre d’accord avec cette théorie; la terre en s’affaiffantlaiffe fouvent dans les endroits qu’elle occupoit, deslacs & differentes fubftances qui portent d’une maniéréyifible l’empreinte de l’aétion du feu. Il eft vrai quele feu ne peut pas fubfilter fans air, mais il ne fautpas tirer de-là une objeétion contre notre fyftême ,qui fuppofe qu’il y a du feu au-deffous de cette par-tie de la terre qui forme le lit de la mer , parce qu’ily a un grand nombre d’ouvertures qui entretiennentune communication avec l’air extérieur même fur lesplus hautes montagnes , & à la plus grande diftancedes côtes de la mer.
M. Banks planta lui-même le 4 , beaucoup de pé-pins de melons d’eau, doranges, de limons & degraines d’autres plantes & arbres qu’il avoit raffembléa Rio-Janeiro. Il prépara pour cela un terrein dechaque côté du Fort & dans le bois., & choific le fol
qui