du Capitaine Cook. 411
entreprirent de nous expliquer 'a quoi elle fervoit, &quel avoir été leur but en la faifant , mais nousne connoiffions pas allez leur langue pour les enten-dre. Nous apprîmes dans la fuite que c’étoit une re-préfentation de Mauwe , un de leurs Eatuas ou dieuxde la fécondé dalle.
Après avoir arrangé nos affaires avec Omoé ,nous nous mîmes en marche pour retourner au fort, &nous atteignîmes bientôt Opourconu , la Péninfule N. O.Nous parcourûmes quelques milles , & nous allâmesencore à terre ; nous n’y vîmes rien digne de remarquequ’un lieu de dépôt pour les morts linguliérement dé-coré. Le pavé étoit extrêmement propre , & on yavoit élevé une pyramide d’environ cinq pieds dehaut, entièrement couverte des fruits de deux plan-tes qui font particulières à Otahiti. II y avoit près dela pyramide une petite ligure de pierre groffiérementtravaillée ; c’eft le feul exemple de fculpture en pierreque nous ayons apperçu chez ces peuples ; les Indiensparoilfoient y mettre un grand prix, car ils l’avoientrevêtue d’un hangar fait exprès, pour la mettre à l’abrides injures du tems.
Notre bateau palTa dans le feul havre qui foitpropre pour un mouillage fur la côte méridionaleà'Opoureonu. Il eft litué à environ cinq milles,à l’Oueftde l’ifthme, entre deux petites Ifles qui gifent près durivage, & qui font éloignées l’une de l’autre à peu prèsd’un mille ; le fond y eft bon par 11 ou 12 braflèsd’eau. Nous étions près du diftrid appellé Paparra ,qui appartenoit à Oamo & Obéréa nos amis, & nous
Ann. 1769.Juin.