du Capitaine Cook. 419
revenir le bateau qui avoit été chafle par la marée ;
nous fûmes confus & furpris de n’avoir pas fait atten- Ann. 1769.
> . n 1 1 Juin,
non a cette circonftance.
Dès que le bateau fut de retour , nous déjeunâ-mes ôc quittâmes bien vite ce canton , de peur qu’il nenous arrivât quelqu’autre accident. 11 eft fitué au côtéfeptentrional de Tiarrabou , péninfule S. E. d 'Otahïti 3à environ cinq milles au S. E. de l’ifthnue ; on y trouveun havre grand ôc commode , ôc aulli bon qu’aucunautre qui loit dans l’ifle : la terre dans les environs efttrès - riche en produirions. Quoique nous eullions eupeu de communication avec ce diftrièt, les habitansnous reçurent par-tout amicalement, il eft généralementfertile 6c peuplé, & autant que nous en pûmes jugerdans un état plus floriftant qu ’Opourconu , quoiqu’iln’ait pas plus du quart de fon étendue.
Nous débarquâmes enfuite dans le dernier diftriètde Tiarrabou , qui étoit gouverné par un chef appelléOmoé. Omoé bâtifîoit une maifon, il avoir très-grandeenvie de fe procurer une hache , qu’il auroit achetéevolontiers au prix de tout ce qu’il pofledoit. Malheu-reufement pour lui ôc pour nous , nous n’en avionspas une dans le bateau. Nous lui offrimes de com-mercer avec des doux , mais il ne voulut rien nousdonner en échange de cette marchandife. Nous nousrembarquâmes , mais le chef n’abandonnant pas toutefpoir d’obtenir de nous quelque chofe qui pût luiêtre utile, nous fuivit dans une pirogue avec fa femmeU^hanno-Ouda. Quelque tenus après, nous les prîmesdans notre bateau , ôc lorfque nous eûmes vogué l’ef-
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