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du Capitaine Cook. 411
N ou s fîmes quelques milles en mer , & nousdébarquâmes dans un diftriét qui étoit le domained’un chef appelle Maraitata, » le tombeau des hom-mes ce &: dont le père fe nommoic Paahaircdo » levoleur de pirogues ce. Quoique ces noms paruffentconfirmer ce que Tituboalo nous avoic dit, nous recon-nûmes bientôt qu’il s’étoit trompé. Le père & le filsnous reçurent avec toute l’honnêteté poffible , ils nousdonnèrent des rafraîchiffemens, & après quelque délai,ils nous vendirent un gros cochon pour une hache.Une foule d’indiens fe raffemblèrent autour de nous,& nous n’en vîmes que deux de notre connoiffance.Nous ne remarquâmes parmi eux aucunes des quin-cailleries ou autres marchandées de notre vaiffeau ,nous vîmes cependant plufieurs effets qui venoientd’Europe. Nous trouvâmes dans une des maifons deuxboulets de douze livres, dont l’un étoit marqué de lalarge flèche d’Angleterre , quoique les Indiens nousdilïent qu’ils les avoient reçus des vaifleaux qui étoientk la rade dans le havre de Bougainville.
Nous marchâmes à pied jufqu’au diftriét qui dé-pendoit immédiatement de Waheatua } principal chefou roi de la Péninfule. Waheatua avoit un fils , maisnous ne favons pas fi , fuivant la coutume d ’Opou-reonu, il adminiftroit le gouvernement comme régentou en fon propre nom. Ce diftriét eft compoféd’une grande & fertile plaine arrofée par une rivièreque nous fûmes obligés de paffer dans une pirogue.Les Indiens qui nous Envoient , aimèrent mieux latraverfer à la nage , de ils fe jectèrent à l’eau comme
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Ann. 1769.Juin.