410 Voyage
:= a S. K., & S. dans un autre efpace de onze milles
x 7 ^ 9 - jufqu'à l’ifthme. Dans la première direction , la côteeft en général plate, mais le refte eft couvert de chaî-nes de rochers qui forment plufieurs bons havres ,avec un mouillage fur par 16 , 18 , 20 & 24 b rafles,où il y a d’ailleurs tout ce qui eft néceflaire à l’ancraged'un bâtiment. Comme nous n’étions pas encore en-trés dans le pays de notre ennemi , nous réfolûmesde pafler la nuit à terre \ nous débarquâmes & noustrouvâmes peu de maifons , mais nous vîmes plufieursdoubles pirogues dont nous connoiftîons les maîtres,qui nous donnèrent à fouper ôc un logis. M. Banksdut le fien à Ooratooa , la femme qui lui avoit faitfes complimens au Fort d’une manière fi fingulière.
Le 27 au matin , nous examinâmes le pays ; c’eftune plaine marécageufe d’environ deux milles au tra-vers de laquelle les Indiens portent leurs canots jufqu’àl’autre côté de la baie. Nous nous préparâmes alorsà continuer notre route vers le canton que Tituboaloappelloit l’autre royaume. Il nous dit qu’on nommoitTiarrabou ou Otahiti-Eti cette partie de l’ifle , & Wa-heatua le chef qui y gouvernoit. Nous apprîmes auflià cette occafion que la péninfule où nous avions drefle110s tentes s’appelloit Opoureonu ou Otahiti-Nue. Ti-tuboalo fembloit avoir plus de courage que la veille ;il ne répéta plus que le peuple de Tiarrabou noustueroit, mais il afliira que nous ne pourrions pas yacheter des provifions ; effectivement depuis notre dé-part du Fort , nous n’avions point vu de fruits-à-pain.