du Capitaine Cook. 409
reconnûmes pourtant d’autres veftiges de Ton féjourque les trous , où les piquets de tentes avoient étéplantés ôc un morceau de pot calTé. Nous vîmesOrctté , chef, qui étoit Ton principal ami, & dont lefrère Outorrou s’embarqua fur la Boudeuje.
Ce havre eft fîtué au côté occidental d’une grandebaie, & fous l’abri d’une petite Ifle appellée Boourou ,voifine d’une autre qu’on nomme Taaivirrii ; la cou-pure dans les récifs eft très-grande , mais l’abri n’eftpas trop bon pour les vaiffeaux.
Après que nous eûmes examiné cet endroit, nousrentrâmes dans la pinaffe qui nous fuivoit ; nous tâchâ-mes d’engager Tituboalo à venir avec nous à l’autrecôté de la baie, mais il ne voulut point y confentir,il nous confeilla même de n’y pas aller ; il nous ditque ce canton étoit habité par un- peuple qui n’étoitpas fujet de Tootahah , & qui nous maffacreroit ainfique lui. On imagine bien que cette nouvelle ne nousfit pas abandonner notre entreprife. Nous chargeâmesfur le champ nos armes à feu à balles , & Tituboaloqui comprit que cette précaution nous rendoit formi-dables , confentit alors à être de notre expédition.
Après avoir vogué jufqu’au foir , nous parvînmesà une langue baffe de terre ou ifthme placé au fondde la baie , & qui partage l’ïfle en deux péninfulesdont chacune forme un diftrict ou gouvernement enciè-
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renient indépendant l’un de l’autre. Du port Royaloù le vaiffeau étoit à l’ancre, la côte porte E. j S. E.& E. S. E. dans un efpace de dix milles, enfuite S.Tome, II. Fff
Ann. 1769Juin.