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2 (1774)
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402
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4oi Voyage

les effets quon nous avoit dérobés, & que dans peuon ne nous les rapportât, puifque tous les Otahitiensy étoient intéreffés. Jen fis la lifte ; elle étoit compoféeprincipalement du fourgon , du fufil , qui avoit étépris au Soldat de marine, lorfque lOtahitien fut tué :des piftolets & des habits que M. Banks avoit perdusà Atahourou , dune épée qui appartenoit à un de nosbas Officiers, & du tonneau. Sur le midi on rendit lefourgon, & ils firent de vives inftances pour que jerelâchaffe les pirogues ; mais je men tins toujours àmes premières conditions. Le lendemain , 15 , vint,& on ne rapporta rien de plus ; ce qui me furpritbeaucoup, car les Infulaires étoient dans le plus grandembarras pour leur poiffon qui alloit fe gâter danspeu de tems. Je fus donc réduit à lalternative défa-gréable de relâcher les pirogues contre ce que javoisdéclaré folemnellement & en public, ou de les déte-nir au détriment de ceux qui étoient innocents, & fansque nous en retiraffions aucun profit. Javifai un ex-pédient paffager, je leur permis prendre le poiffon ;mais je retins toujours les pirogues : cette permiffionproduifit de nouveaux défordres & de nouvelles injuf-tices; comme il nétoit pas facile de diftinguer à quile poiffon appartenoit en particulier , ceux qui nyavoient point de droit profitèrent de la circonftance &pillèrent les pirogues. Ils réitérèrent leurs follicîtationspour que je renvoyaffe ces bâtimens ; javois alors lesplus fortes raifons de croire que les effets dérobés né-toient pas dans lIfle, ou que ceux qui fouffroient parla détention des pirogues , navoient pas affez din-fluence fur les voleurs pour les engager à abandonner