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2 (1774)
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401
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du Capitaine Cook. 401

les Otahitiens fufient des crimes dignes de mort ; parce -

quon pend les voleurs en Angleterre, je ne penfai N ^V 7pas quon dût les fufiller à Otahiti: ceût été exécuterfur les naturels du pays , une loi faite après coup; ilsnavoient point parmi eux de loi femblable , & il mefembla que nous navions pas droit de la leur impofer.

En voulant jouir des avantages de la fociété civile, ilsnont pas comme nous accepté pour condition desabftenir de vol fous peine dêtre puni de mort. Je nevoulois point les expofer à nos armes à feu chargéesde balles , & ne me fouciois pas trop quon tirâtfur eux feulement avec de la poudre. Le bruit de lex-plofion ôc la fumée les auroit dabord allarmés , mais,dès qu'ils auroient vu quil ne leur en arrivoit pointde mal, ils auroient peut-être méprifé nos armes , 6cils en feroient venus k des infultes que nous aurionsété forcés de repouflèr dune maniéré plus à craindrepour eux. Au contraire , en ne tirant jamais quà balle ,nous pouvions les maintenir dans la crainte quilsavoient de nos armes a feu, & nous mettre a labri deleurs outrages. Il furvint alors un incident que je re-gardai comme un expédient favorable à mon deflèin.

Une vingtaine de leurs pirogues étoient venues près denous chargées de poiflon , je les fis faifir fur le champ6c conduire dans la riviere derrière le Fort, 6c javertistous les Otahitiens que nous allions les brûler, fi onne nous rendoit pas le fourgon 6c les autres chofesquils avoient volées , depuis notre arrivée dans lifle.

Je hafardai de publier cette menace, quoique je ne fuflepas dans le delfein de la mettre k exécution ; je nedoutois pas quelle ne parvînt k ceux qui pofiedoiençTome IL Eee