du Capitaine Cook. 377
fon offenfe comme légère ; cependant après quelquedélibération, nous lui dîmes qu’on lui pardonneroits’il vouloir rapporter les quatre autres clous au fort. Ilconfentit à cette condition, mais je fuis fâché de direqu’il ne la remplit pas ; au lieu d’aller chercher lesclous, il fe retira avec fa famille avant la nuit, enemportant tous fes meubles.
Comme notre chaloupe fembîoit faire eau, j’en fisexaminer le fond , & je fus fort furpris de trouverqu’il étoit tellement rongé par les vers, qu’il falloir abfo-lument en refaire un nouveau. Les Officiers qui avoientété de l’expédition du Dauphin , me dirent que leursbateaux n’avoient point effuyé de femblable accident,& c’eft pour cela que je ne m’y attendois pas. Je crai-gnis que la pinafTe ne fût dans le même état ; maisen la vifitant j’eus la confolation de voir qu’elle n’a-voit point été endommagée par les vers , quoiqu’ellefut conftruite du même bois, & qu’elle eût été dansla même eau que la chaloupe : je penfe que cettedifférence provenoit de ce que la chaloupe avoit étéenduite de goudron , & la pinaffe d’une compofitionde blanc de plomb & d’huile. Les fonds de tous lesbateaux qui navigueront dans ces mers, doivent doncêtre fpalmés comme la pinaffe, & les vaiffeaux four-nis de tout ce qui eft néceffaire, ahn de pouvoir lesrecarener quand ils en auront befoin.
Après avoir reçu différents meffages de Tootahahqui nous mandoit que fi nous voulions lui rendrevifite, il reconnoîtroit cette faveur par un préfent dequatre cochons ; j’envoyai M. Hicks, mon premierTome IL B b b
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Ann. 1769.Mai.