du C a r i t a i n e Cook. 375
les projets que quelques-uns de leur compatriotes me- ^ <*-*-****.*mditoient contre nous. La nuit du 13 au 14, on vola Ann. 1769.une de nos pièces d’eau, qui étoit à côté du fort. Lemarin nous ne vîmes pas un Indien qui ne fût inflruitdu vol, cependant nous jugeâmes qu’ils n’étoient pasd’intelligence avec les voleurs, ou qu’ils trahiffoiencleurs afl'ociés, car ils paroiffoient tous difpofés à nousindiquer où nous pourrions retrouver le tonneau. M.
Banks alla pour le chercher dans un endroit de labaie, où l’on nous dit qu’il avoit été mis dans une pi-rogue ; mais comme cette pièce d’eau ne nous étoit ,
pas fort nécefîaire, il ne fit pas beaucoup de recher-ches afin de la recouvrer ; lorfqu’il fut de retour,
Tubouraï Tamaïdé , lui dit qu’avant la matinée dulendemain, on nous voleroit un autre tonneau : il 11’eftpas aifé de conjecturer comment il avoit appris ceprojet; il eft fûr qu’il n’étoit pas du complot, car ilvint avec fa femme & fa famille dans l'endroit oùétoient placées les pièces d’eau ; il y dreffa fes lits endil'ant, qu’en dépit du voleur il nous donneroit ungage de leur fûreté. Nous ne voulûmes pas y con-fentir , nous lui fîmes entendre qu’on placeroit unefentmellc jufqu’au matin, pour faire la garde autourdes tonneaux , il retira alors fes lits dans la tente deM. Banks , où lui & fa famille payèrent la nuit; ilfit figue à la fentinelle en la quittant d’être bien fur fesgardes. Nous reconnûmes dans peu que l’Indien avoitété bien informé, le voleur vint vers minuit, maiss’appercevant qu’on avoit mis un foldat pour veillerfur les tonneaux, il s’en alla fans rien dérober.