du Capitaine Cook. 373
avec tant de promptitude , qu’aucun de nos gens neput l’atteindre. La forge de l’armurier étoic drefîeedans le fort, & le fer & les inftrumens de ce métal,dont on s’y fervoit continuellement, étoient des ten-tations au vol que les Otahitiens ne pouvoient fur-monter.
Le Dimanche 14 , j’ordonnai qu’on célébrât lefervice divin au fort ; nous délirions que quelques-uns des principaux Otahitiens y afîiftafïent , maislorfque l’heure fut arrivée ,1a plupart s’en allèrent dansleurs habitations. M. Banks cependant traverfa la ri-vière, & ramena Tubouraï Tamaïdé & fa femmeTomio ; il efpéroit que les cérémonies occafionne-roient quelques queftions de leur part , & donne-roienc lieu à quelque inftru&ion de la nôtre. Il lesfit afleoir fur des fiéges & fe plaça près d’eux ; pen-dant tout le fervice ils obfervoient attentivement fespoftures, & l’imitoient très-exa fie ment ; ils s’affeyoient,fe tenoient debout ou fe mettoient à genoux , lorf-que M. Banks failoit de même. Ils fentoient que nousétions occupés a quelque chofe de férieux & d’impor-tant, & ils ordonnèrent aux Otahitiens qui étoienthors du fort, de fe tenir en filence : cependant aprèsque le fervice fut fini , ils ne firent ni l’un ni l’autreaucune queflion, & ils ne vouloient pas nous écouterlorfque nous tâchions de leur expliquer ce qui venoitde fe paflèr.
Les Tndièns après avoir vu nos cérémonies reli-gieufes dans la matinée , jugèrent à propos de nousmontrer dans l’après-midi les leurs, qui étoient très-
Ann. 17 6?»Mai.
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