du Capitaine Cook. 36/
mêts qu’il avoir préparés , & dont lui & TubouraïTamaïdé eurent une bonne part.
Notre réconciliation avec ce chef, fit fur lesOtahitiens toute l’imprefiion que nous pouvions de-firer ; car dès qu’ils lurent qu'il étoit à bord , lesfruits à pain , les noix de cocos & les autres provi-fions, arrivèrent au fort en grande abondance.
Les échanges fe pafîbient dans le marché commeà l’ordinaire, niais les cochons y étant toujours fortrares , M. Molineux , notre maître , &.M. Greenallèrent dans la pinafle, à PEft d 'Otahiti, le 8 dès legrand matin, afin d’examiner s’ils poudroient acheterdes cochons ou de la volaille dans cette partie dePille. Ils parcoururent une efpace d’environ vingtmilles; ils apperçurent plufieurs cochons & une tour-terelle, qu’on ne voulut pas leur vendre; chacun leurdifoit qu’ils appartenoient tous à Tootahah , & qu’onne pouvoir pas les échanger fans la permiffion. Nouscommençâmes à croire que Tootahah étoit un grandprince , puifqu’il âvoit une autorité fi abfblue, &qui s’étendoit fi loin. Nous reconnûmes enfuite qu’iladminiftroit, comme fouverain , le gouvernement decette partie de Pille, au nom d’un mineur que nousn’avons jamais vu pendant notre fejour à Otahiti. M.Gréen à fon retour , nous raco .ta qu’il avoit trouvéun arbre dune grandeur fi énorme & fi incroyable,qu’il avoit foixante verges de circonférence. MM.Banks & Solander lui expliquèrent bientôt que c’étoitune efpèce de figuier, dont les branches en fe recour-bant vers la terre, y avoient pris de nouvelles racines,
Ann 1769Mai.