! 342. Voyage
blés & des marçhandifes du vaiffeau, que fi ceux quiAnn. 1769. ont pi us ,j e connoifîances , de meilleurs principes &AvnI ‘ de plus grands motifs de réfifter à l’appât d’une adionavantageufe de malhonnête , en éprouvoient une pa-reille, ils feroient regardés comme des hommes d’uneprobité rare, s’ils avoienc le courage de la furmonter.
. Un Indien au milieu de quelques couteaux d’un fol,
de la raflade , ou même de clous & de morceaux deverre rompu , eft dans le même état d’épreuve que ledernier de nos valets à côté de plufieurs coffres ou-verts remplis d’or & de bijoux.
Le 16 , je fis monter fur le fort fix pierriers ; jefus fâché de voir que les naturels du pays en étoienteffrayés. Quelques pêcheurs qui vivoient fur la pointedu rivage , fe retirèrent dans l’intérieur de l’Ifle , &Owhaw nous dit par lignes que dans quatre jours noustirerions nos grandes pièces d’artillerie.
Le 17 , Toubouraï Tamaïdé avec un de fes amisqui mangeoit avec une voracité dont je n’avois jamaisvit d’exemple , & les trois femmes Terapo , Tïrao &Omiè , qui l’accompagnoient ordinairement , dinèrentau fort ; ils s’en allèrent fur le foir & dirigèrent leurmarche vers la maifon de Toubouraï Tamaïdé fituéeaux bords du bois. Ce chef revint en moins d’unquart d’heure fort ému ; il prit avec empreiïementM. Banks par la main , & lui fit ligne de le fuivre.M. Banks y confentitj, & ils arrivèrent bientôt à unendroit où ils trouvèrent le boucher du vaiffeau quitenoit en fa main une faucille ; Toubouraï Tamaïdés’arrêta alors, &, dans un tranfport de rage, qui em-