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2 (1774)
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340
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540 Voyage

r- p as été trouvés coupables de vol ; cette circonftance fai-

^Avri^ 9 ' P^fumer en ^ eur ^ aveur quils étoient exempts dunvice dont toute la nation eft infeétée, mais cette pré-fomprion ne pouvoit guères contrebalancer les fortesapparences du contraire. Geft pour cela que M.Banks naccufa quavec répugnance le premier , delui avoir volé fon couteau ; lIndien nia le fait fortgravement & dun air alluré. M. Banks lui lit enten-dre quil vouloit abfolument quon le lui rendît, fanssembarrafler de celui qui lavoit volé. A cette déclarationprononcée dun ton ferme, un des naturels du pays quiétoit préfent, montra une guenille dans laquelle troiscouteaux étoient foigneufement renfermés , celui queM. Solander avoit prêté à la femme , un couteau detable qui mappartenoit, & un troilieme qui avoit étéégalement dérobé. Lechef les prit & fortit fur lechamp pour les rapporter dans la tente. M. Banksrelia avec les femmes qui témoignèrent beaucoup decrainte quon ne fît quelque mal à leur maître. Enfinle chef arriva à la tente, rendit les couteaux, & com-mença à chercher celui de M. Banks dans tous lesendroits il lavoit vu. Sur ces entrefaites, un desdomeftiques de M. Banks apprenant ce qui fe pafloit,& nayant point entendu dire que le couteau fût égaré,alla le prendre dans un endroit il lavoit mis laveille. Toubouraï Tamaïdé fur cette preuve de fon in-nocence , exprima par fes regards & par fes gefl.es lesémotions violentes dont fon cœur étoit agité; des lar-mes coulèrent de fes yeux, & il fit ligne avec le cou-teau , que fi jamais il fe rendoit coupable de Iaéfionquon lui imputoit, il confentoic à avoir la gorge cou-