du Capitaine Cook. 331
fions pas encore entièrement les ufages & les coutu- ——:
mes, & nous jetâmes le corps du défunt h la mer, Ann. 1769.avec autant de décence & de folemnité que la ficua- ■ Avri ^tion où nous nous trouvions put le permettre
Lë matin de ce même jour , nous reçûmes unevifite de nos deux chefs Tubouraï Tamaïdé & Too-tahah , qui venoient de l’Ouefl: de rifle ; ils appor-toient avec eux comme emblèmes de la paix , nonpas des {impies branches de bananes , mais de jeunesarbres : ils ne voulurent point fe hafarder à venir abord avant que nous les eufïions acceptés ; ce qui s’é-toit paffé à la tente leur avoit probablement donnéde l’inquiétude. Chacun d’eux apportoit encore ,comme des dons propitiatoires , quelques fruits k pain& un cochon tout apprêté; ce dernier préfent nousfut d’autant plus agréable, que nous ne pouvions pastoujours nous procurer de ces animaux; nous donnâ-mes en retour à chacun de nos nobles bienfaiteurs ,une hache & un clou. Sur le foir nous allâmes k terre& nous y paffâmes la nuit dans une tente que nousavions dreflée, afin d’obferver une eclipfe du premierfatellite de Jupiter; mais le tems fut fi nébuleux, quenous ne pûmes pas remplir notre projet.
Le 18 k la pointe du jour, j’allai k terre avectous les gens de l’équipage qui n’étoient pas abfolu-ment néceffaires k la garde du vailfeau , nous com-mençâmes alors k conftruire notre fort; pendant queles uns étoient occupés k creufer les retranchement,d’autres coupoient les piquets & les fafcines. lesnaturels du pays qui s’écoient ralfemblés autour de
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