Voyage
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nouSj comme ^ l’ordinaire., loin d’empêcher nos tra-vaux > nous aidèrent au contraire volontairement ;ils alloicnt chercher dans le bois les fafcines & lespiquets, d’un air fort empreflè : nous refpeétions leurpropriété avec tant de fcrupule, que nous achetâmestous les pieux dont nous nous fervîmes dans cetteoccafion , & nous ne coupâmes aucun arbre fans avoirobtenu leur confentement. Le terrein où nous conf-truisîmes notre fort étoit fablonneux , ce qui nousobliga de renforcer nos retranehemens avec du bois ;trois des côtés furent fortifiés de cette manière, lequatrième étoit bordé par une riviere, fur le rivagede laquelle je fis placer un certain nombre de ton-neaux. Ce même jour nous fervîmes du porc pourla première fois à l’équipage, & les Indiens nous ap-portèrent tant de fruit à pain & de cocos , que nousfûmes contraints d’en renvoyer une partie fans l’ache-ter , & de les avertir en même tems par lignes quenous n’en aurions pas befoin les deux jours fuivants.Nous ne donnâmes que de la raflade en échange detout ce que nous achetâmes alors ; un feul grain de lagrofleur d’un pois, étoit le prix de cinq ou fix cocos& d’autant de fruits à pain. Avant le foir la tente deM. Banks fut dreflee au milieu des ouvrages, & ilpaffa la nuit à terre pour la première fois ; on plaçades Sentinelles pour le garder, mais aucun Indien,n’entreprit d’approcher du fort.
Le lendemain au matin 19, notre ami TubouraïTamaïdé, fit à M. Banks une vifite dans fa tente; ilamenoit avec lui, non - feulement fa femme 6c fa