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Voyage
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.il.
confiant dans Ton attachement , & fi emprefle h ré-^ 9 * tablir Ja paix qui venoit de le rompre.
Lts chofes ayant pris une tournure fi peu favora-ble , je fis touer le vaiffeau plus près de la côte ,& je l’amarrai de maniéré qu’il commandoit h toutela partie N. E. de la baie , & en particulier à l’en-droit que j’avois défigné pour la conftru&ion d’unfort; fur le foir cependant j’allai à terre, n’étant ac-compagné que de l’équipage d’un bateau, & de quel-ques Officiers Les Indiens fe raffiemblerent autour denous, mais ils n’étoient pas en auffi grand nombrequ’auparavant ; ils étoient à peu près trente ou qua-rante , & ils nous vendirent des noix de cocos &d’autres fruits: nous crûmes reconnoître qu’ils avoientpour nous autant d’amitié que jamais.
Le 17 au matin, nous eûmes le malheur de perdreM. Buchan , que M. Banks avoit amené commepeintre_de payfages & de figures ; c’étoit un jeunehomme fage, laborieux & fpirituel , qu’il regrettabeaucoup; il efpéroit par fon entremife montrer à fesamis en Angleterre, des figures de ce pays & de feshabitans : il n’y avoit aucune autre perfonne à bordqui pût les peindre avec autant d’exa&irude & d’élé-gance. M. Buchan avoit toujours été fujet à des accèsd’épilepfie, il en fut attaqué fur les montagnes de laTerre de Feu , & cette difpofition , jointe k une mala-die de bile qu’il avoit contractée pendant la navigation,mit fin k fa vie : on propofa de l'enterrer fur la côte,mais M. Banks penfa que cette démarche offenferoicpeut-être les naturels du pays, dont nous ne connoif-