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du Capitaine Cook. 32.9
terre d’une maniéré violente, & même que le voleuri’avoit frappé avant que l’Officier eût ordonné de fairefeu. Quelques-uns de nos gens prétendirent que fi.Owhaw n’étoit pas infiruit qu’on formeroit quelqueentreprife contre les Soldats qui gardoient la tente,il en avoit au moins des foupçonsj que c’étoit pourcela qu’il avoit fait tant d’efforts, afin de nous em-pêcher de la quitter : d’autres expliquèrent fon im-portunité par le défir qu’il avoit que nous refiaffionsfur la côte , fans aller dans l’intérieur du pays. Onremarqua que puifque M. Banks venoit de tirer furdes canards, Owhaw & les chefs qui nous avoient tou-jours fuivis, lors même que les autres Indiens eurentété renvoyés , n’auroient pas penfé , par les coupsde fufil qu’ils entendirent, qu’il venoit de s’élever unequerelle, s’ils n’avoient pas eu des railons de foup-çonner que leurs compatriotes nous avoient fait quel-que infulte : on appuyoit ces conjectures fur ce quenous les avions vu remuer les mains pour faire ligneaux Otahitiens de fe difperfer & détacher à 1 mi-tant des branches d’arbres qu ils nous offrirent. Nousn’avons jamais pu connoître certainement les vérita-bles circonftances de cette malheureule affaire , & fiquelques-unes de nos conjectures étoient fondées.
Le lendemain au matin \G , nous vîmes peu denaturels du pays fur la côte, & aucun n’approcha duvaiffeau , ce qui nous convainquit que toutes nos ten-tatives pour calmer leurs craintes avoient été fans fuccès.Nous remarquâmes fur-tout avec regret, qu’Owhawlui-même nous avoit abandonnés, quoiqu'il eût été fiTome IL T c
Ann. 1769.Avril.