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cochons dont nous avions befoin. Le fruit-'a-pain croitfur un arbre qui eft à peu près de la grandeur d’unchêne moyen ; lès feuilles d’une figure ovale ont fou-vent un pied & demi de long ; elles ont des finuofitésprofondes comme celles du figuier , auxquelles ellesrefièmblent par la confiflence , la couleur , & le fuclaiteux & blanchâtre qu’elles diftillent lorfqu’on lesrompt. Le fruit eft à peu près de la grofîeur & de laforme de la tête d’un enfant ; fa furface eft compoféede rézeaux qui ne font pas fort différens de ceux dela truffe ; il eft couvert d’une peau légère , & a untrognon de la grofîeur du manche d’un petit couteau.La chair qu’on mange fe trouve entre la peau & letrognon ; elle eft aufli blanche que la neige , & a unpeu plus de confiftence que le pain frais ; on la par-tage en trois ou quatre parts, & on la grille avant quede la manger. Son goût, quoiqu’infipide, a une dou-ceur allez approchante de celle de la mie-de-pain defroment, mêlée avec un artichaux de Jérufaîem.
A'NN. 1769.Avril,
Parmi les Indiens à'Otahhi qui vinrent près duvaifleau, il y avoit un vieillard, nommé Owhaw , quifut reconnu par M. Gore & par plufieurs autres quiavoient fuivi le Capitaine Wallis dans cette Ifle. J’ap-pris qu’il lui avoit été très-utile, & je le fis monter àbord du bâtiment avec quelques-uns de fes compa-gnons ; je tâchai de faire tout ce qui pouvoir lui êtreagréable, efpérant en retirer les mêmes avantages.
Comme notre féjour dans l’ifle ne devoit proba-blement pas être court, il falloit que les marchandifesque nous avions apportées pour commercer avec les
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