du Capitaine Cook. iSjr
marchandées d’Europe , comme des anneaux , desboutons, des draps & des toiles. Nous pouvons en con-clurre que ces peuples voyagent du côté du Nord ,puifqu’il y a plufieurs années qu’aucun vaifleau n’cftallé au Sud jufqu’à cette partie de la Terre de Feu. Nousobfervâmes aufîi qu’ils ne montroient aucune lurprifelorfque nous nous fervions de nos armes à feu , dontils paroifl'oient connoitre fort bien l’ufage \ car unjour quelques-uns d’entr’eux retournant du vaiiïeau àterre dans la chaloupe , firent figne à M. Banks de tuerun veau marin qui les fuivoit.
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Ann. 1769.Janvier.
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M. de Bougainville qui , au mois de Janvier 1768,précifément une année avant notre arrivée , avoit dé-barqué fur cette côte au ^3 d 40' 41 de latitude,avoit donné à ce peuple, entr’autres chofes, des mor-ceaux de verre ; il raconte qu’un enfant d’environ douzeans s’avifa d’en avaler un morceau , & qu’il mourutdans de grandes douleui-s. Tous les foins que prit leChirurgien ne purent le fauver. L’Aumônier Françoisfut plus heureux dans l’exercice de fes fondions , caril trouva le moyen de lui adminiftrer le baptême à ladérobée , & fi fubtilement que les parens de l’enfantne s’en apperçurent pas. Le verre que nous vîmes parmieux, pouvoit être celui que M. de Bougainville leuravoit laifle * foit à eux-mêmes, foit à d’autres Habi-tans du même pays de qui ceux-ci le tenoient : car ilsparoifl'oient plutôt une horde errante qu’un peuple àdemeure fixe. Leurs maifons font conftruites de ma-nière a ne pouvoir durer que peu de tems ; ils n’ontd’autres uftenfiles , ni d’autres meubles que le panier