du Capitaine Cook. 183
parure confifte dans une peau de Guanaque ou de veau
marin , jettée fur leurs épaules dans le môme état où Ann. 1769,* * Janvier,
elle a été retirée de deffus l’animal ; un morceau de
la même peau qui leur enveloppe les pieds & qui feferme comme une bourfe au-deffùs de la cheville , &un petit tablier qui tient lieu aux femmes de la feuillede figuier . Les hommes portent leur manteau ouvert ;les femmes le lient autour de la ceinture avec une cour-roie ; mais quoiqu’elles foient à peu-près nues , ellesont un grand defir de paroître belles. Elles peignentleurs vifages, les parties voilines des yeux communé-ment en blanc , & le refte en lignes horifontales rouges<Se noires ; mais tous les vifages font peints différem-ment. Il paroît d’ailleurs que cette toilette fe fait avecplus de recherche & de foin dans certaines occafions.
Les deux Américains qui faifoient à MM. Banks &
Solander les honneurs du village, avoient le corps pref-que entièrelnent couvert de lignes noires dans tous lesfens , ce qui failoit un coup-d’œil fort extraordinaire.
Les hommes & les femmes portent des bracelets degrains , tels qu’ils peuvent les faire avec de petitescoquilles & des os. Les femmes en ont au poignet &au bas de la jambe ; les hommes au poignet feulement ;mais en revanche ils portent autour de la tête une ef-pèce de rézeau compofé de fil brun. Ils paroifloientattacher une valeur très-grande à tout ce qui eft rouge,
& préféroient un de nos grains de verroterie , même àun couteau ou à une hache. Leur langage cft en grandepartie guttural , & ils prononcent quelques-uns deleurs mots par des fous exactement femblables auxefforts que fait un homme qui a dans la gorge quelque
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