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2 (1774)
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276
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Voyage

environ une demi-heure après , il eut le chagrin de

avoit laifle Richmond, quils ny avoient trouvé per-fonne, & que, bien quils eulfent crié à plufieurs re-

une caufe détonnement & de chagrin particuliére-ment pour M. Banks, qui ne pouvoir concevoir com-

compagnie , étoit demeurée dans lhavrefac dun desabfents , & on conjeétura que le noir & le Matelot,quon avoit laiffés avec Richmond , sétoient fervi dece moyen pour réveiller Richmond & pour fe teniren haleine, ôc que tous trois en ayant bu un peu tropsétoient écartés de lendroit on les avoit taillés ,au lieu dattendre le fecours ôc les guides quon leuravoit promis. Sur ces entrefaites , la neige ayant re-commencé à tomber ôc duré deux heures entières, ondéfefpéra de revoir ces malheureux, au moins vivans.Mais vers minuit, à la grande fatisfaélion de ceux quiétoient autour du feu, on entendit des cris. M. Banksôc quatre autres fe détachèrent fur le champ, ôc trou-vèrent le Matelot nayant que la force quil lui falloitpour fe foutenir en chancelant, ôc pour demander quonlaidât. M. Banks lenvoya tout de fuite auprès dufeu, Ôc à laide des renfeignemens quon put tirer delui, on fe remit à la recherche des deux autres quonretrouva bientôt après. Richmond étoit debout, mais nepouvant mettre un pied devant lautre. Son compa-gnon étoit étendu fur la terre, aufli infenfible quune

Ann. 1769,Janvier.

voir fes deux hommes revenir feuls ; ils dirent quilsavoient parcouru tous les environs de lendroit lon

prifes , on ne leur avoit point répondu. Ce récit fut

ment cela étoit arrivé. Cependant on fe fouvint quunebouteille de rum , qui faifoit toute la provision de la