du Capitaine Cook. 173
montagne & dans ce climat. Ils y furent pourtant
contraints, & ils prirent pour cela toutes les précau- A - JN -
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dons qui dépendoient d’eux.
MM. Banks & Solander s’occupèrent alors à raffem-bler des plantes & à profiter d’une occafion cju’il/*avoient achetée par tant de dangers; pendant ce temsils renvoyèrent M. Green & M. Monkhoufe vers M.
Buchan & les perfonnes qui étoient reliées avec lui.
Ils fixèrent pour rendez-vous général une hauteurpar laquelle ils fe proposèrent de palier pour re-tourner au bois par un meilleur chemin, en traverfantle marais qui ne leur paroifloit pas avoir plus d’undemi-mille de largeur, & au fortir duquel ils fe met-troient à l’abri dans le bois où ils pourroient bâtirun hutte & allumer du feu. Comme ils n’avoient rienà faire qu’à defcendre la colline , il leur fembloitfacile d’accomplir ce projet. La compagnie fe raffem-bla au rendez-vous , ôc quoiqu’on foulfrît du froid ,tous étoient alertes & bien portans ; M. Buchan lui-même ayant recouvré fes forces au-delà de ce qu’onpouvoit efpérer. Il étoit près de huit heures du loir,mais il faifoit encore allez de jour, & on fe mit enmarche pour traverfer la vallée. M. Banks prit fur luide faire l’arriere-garde de fa troupe pour empêcherqu’il ne reliât des traîneurs. On verra bientôt quecette précaution n’étoit pas inutile. Le Doèleur So-lander qui avoit traverfé plus d’une fois les monta-gnes qui féparent la Suède de la Norv/ege, favoit bienqu’un grand froid, fur-tout quand il eft joint à lafatigue, produit dans les membres une fin peur & unTome IL Mm