du Capitaine Cook, ijy
mandihoca , qu’aux ifles de l’Amérique on appelle caf- ■ —fada ou calfave. Nous avons obfervé plus haut que lesgens du pays donnent a la farine le nom de farinha dePao. Le foi produit du tabac & du fucre , mais pointde bled ; les Habitans n’ont d’autre farine que cellequ’on leur apporte du Portugal & qui fe vend un she-ling la livre , quoiqu’en général elle fe foit gâtée dansle paU'age. M. Banks penfe que toutes les productionsde nos illes de l’Amérique croîtroient dans cette partiedu Brélil : cependant les Habitans tirent leur caffé &leur chocolat de Lilbonne.
La plupart des terres que nous avons vues dans lescampagnes font miles en pâturages. On y fait paîtrede nombreux beftiaux , mais qui font 11 maigres qu’unAnglois auroit de la peine à en manger. L’herbe , quiconlifte principalement en creffon , efl fort courte.
Les chevaux & les moutons peuvent la brouter, maisil n’en efl pas de même des bêtes à cornes qui trou-veroient difficilement de quoi s’y nourrir.
Le pays pourroit produire plulieurs drogues utiles:excepté le pareira brava & le baume de Copahu, quifont excellens &-qui fe vendent à très-bas prix, nousn’en trouvâmes point d’autres dans les boutiques desApothicaires. Le commerce des drogues & des bois deteinture fe fait probablement au Nord du Bréfil ; nousn’en apperçûmes aucune trace à Rio-Janeiro.
Nous n’avons pas reconnu d’autres manufacturesque celles des hamacs de coton, qui fervent ici de voi-tures , comme on emploie les chaifes à porteurs parmi