2J4 Voyage
— on y cmployoit peu de foin ôc de travail. Ils ont de
^Décemb^' P et * cs j ar ^’ ns j où P^ us g ran< ^ e patrie de nos légumesd’Europe font cultivés, fur-tout des choux , des pois,des fèves, des haricots, des turneps ôc des navets; ceslégumes font inférieurs aux nôtres. Le fol produit auffides melons d’eau , des pommes - de - pin , des melonsmufqués, des oranges, des citrons, des bananes, desmanjos , des mammaïs , des noix d’Acajou , desnoix, des jambos de deux efpèces , dont l’une porteun petit fruit noir, des cocos, des noix de palmiers dedeux efpèces , l’une large ôc l’autre ronde , & desdattes : c’étoit la faifon de tous ces fruits, lorfque nousétions à Rio-Janeiro.
Les melons d’eau ôc les oranges font dans leur ef-pèce les meilleurs de tous ces fruits ; les pommes depin font fort inférieures à celles que j’ai mangées enAngleterre ; elles font, il eft vrai , plus fondantes ôc
• plus douces, mais elles n’ont point défaveur. Je crois
qu’elles font indigènes dans ce pays , quoique nousn’ayions pas ouï dire qu’on en trouvât de fauvages. Onfait très-peu d’attention à ces pommiers , qu’on planteindifféremment dans toutes les faifons, au milieu deslégumes. Les melons que nous goûtâmes étoient encoreplus mauvais ; ils étoient farineux ôc infipides , maisles melons d’eau y font excellens ; nous leur trouvâmesune faveur ôc un degré d’acide que les nôtres n’ont pas.Nous y vîmes encore plufieurs efpèces de poires ôcquelques fruits d’Europe , fur - tout la pomme ôc la.pêche ; mais les uns ôc les autres étoient fans fuc ôcfans goût. Il croit dans les jardins des ignames ôc du