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du Capitaine Cook. 155
le plongea dans le fein de l’autre ; celui-ci ne tombantpas du premier coup , l’afîaflin le perça d’un fécond ,&. s’enfuit. Quelques nègres qui avoient aufli été té-moins de l’évènement, le pourfuivirent ; mais je n’aipas appris s’il s’échappa ou s’il fut arrêté.
Le peu de pays que nous avons vu dans les envi-rons de la Ville , eft on ne peut pas plus beau. LeSendroits les plus fauvages font couverts d’une grandequantité de fleurs , dont le nombre & la beauté fur-paflent celles des jardins les plus élégants de l’An-gleterre.
On trouve fur les arbres & les buiflons une multi-^tude prefque infinie d’oifeaux , dont la plupart fontcouverts de plumages très-brillants : on diftingue fur-tout le colibri. Les infeétes n’y font pas moins abon-dans, & quelques-uns font très-beaux ; ils font plus agi'les que ceux d’Europe : cette obfervation doit s’enten-dre fur-tout des papillons qui volent ordinairementautour des fommets des arbres, & qu’il efl: par-confé-quent difficile d’attraper , excepté lorfqu’il s’élève unvent de mer fort, car alors ils fe rapprochent de terre.
. Les bords de la mer & des ruiffeaux qui arrofentce pays, font chargés de petis crabes, appellés cancervocans ; les uns ont des pattes très-larges, les autresles ont extraordinairement petites ; cette différencediffingue à ce qu’on dit les fexes ) les crabes qui ontde grandes pattes font les mâles.
Nous vîmes peu de terres cultivées, la plupartétoient en friche ; & il nous parut que pour le refte,
Ann. 1768.Décemb.