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2 (1774)
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252
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zyi Voyage

Le Gouvernement remplit fon objet , fi ceft la celui

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Chacun conviendra , je penfe , que les femmesdes colonies Efpagnoles & Portugaifes dans lAméri-que méridionale, accordent leurs faveurs plus facile-ment que celles de tous les autres pays civilifés de laterre. Quelques perfonnes ont fi mauvaife opinion desfemmes de Rio - Janeiro , quils ne croient pas quil yen ait une feule dhonnête parmi elles : cette condam-nation effc sûrement trop générale ; mais lexpériencequacquit le Doêleur Solander pendant quil y féjour-na, ne lui a pas donné une grande idée de leur chaf-teté. Il ma dit quà la nuit tombante, elles paroiffoientaux fenêtres, feules ou avec dautres femmes; & que ,pour diftinguer les hommes quelles aimoient & quipaffoient dans la rue , elles leur jettoient des bouquets ;que lui & deux Anglois de fa compagnie avoientreçu un fi grand nombre de ces marques de faveur,quà la fin de leur promenade qui ne fut pas longue ,leurs chapeaux étoient remplis de fleurs. Il faut avoirégard aux coutumes locales ; ce qui eft regardé dans unpays comme une familiarité indécente , neft dans unautre quun fimple a<fte de politeffe. Je ne métendraidonc pas fur le fait que je viens de rapporter; je mecontenterai de dire quil eft confiant.

Je naffirmerai pas quil fe commet fréquemmentdes aflàffinats à Rio-Janéiro ; mais les Eglifes offrentun afyle au criminel, & notre cuifinier regardant unjour deux hommes , qui fembloient parler enfembleamicalement, lun deux tira tout-à-coup un canif, &