du Capitaine Cook. 2.43
plus les aider ; ce qui nous affligea , parce que nous(avions qu’ils alloient donner fur un banc de rochers quiétoit fous le vent près de nous. Nous les attendîmes pen-dant quelque tems dans la plus grande inquiétude , &nous les croyions perdus , lorfque fur les trois heuresdu lendemain au matin, 21 , nous eûmes le plaifir devoir tous nos gens à bord du bateau ; il nous appri-rent que la grande chaloupe étant remplie d’eau , ilsl’avoient laiffée amarrée à fon grapin , & qu’en reve-nant au vaiffeau, ils avoient donné fur le banc derochers ; ce qui les avoit obligés- de couper le cable del’efquif de M. Banks, & de le laiffer flotter au gré desvents. Comme la perte de notre chaloupe , que nousavions lieu de craindre , auroit été un malheur inexpri-mable pour nous, eu égard à la nature de notre ex-pédition ; j’écrivis au Viceroi , dès que je crus qu’ilétoit vifible, pour lui faire part de notre accident, &lui demander un de fes bateaux pour nous aider à re-trouver le nôtre ; je lui réitérai mes demandes fur lapinafle & fon équipage que je le priai de ne pas re-tenir plus longtems. Après quelques delais , Son Ex-cellence jugea à propos de m’accorder l’un & l’autre ,& le même jour nous eûmes le bonheur de retrouverla grande chaloupe & l’efquif avec le rum ; mais toutle refte de ce qui y étoit fut perdu. Le 13, le Viceroi,dans fa réponfe aux remontrances que je lui avois fai-tes contre la détention de mes gens & la faifie du ba-teau, avoua que j’avois été traité avec peu d’égards ,mais que fa conduite avoit été abfolument néceffaire ,parce que mes Officiers avoient réfiflé à ce qu’il décla-roit ordre du Roi. Quoique je lui euffe auparavant
Hhij
Ann. 1768.Novemb.