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2 (1774)
Entstehung
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244
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Ann. 1768.Novemb.

244 Voyage

monrré ma commiflion , il témoigna encore quelquesdoutes , fi F Endeavour, vu fa ftruélure & quelquesautres circonftances , étoit au f'ervice de Sa MajeftéBritannique. Je lui répondis par écrit, que pour difli-per tous les foupçons, jétois prêt à lui faire voir uneféconde fois mes lettres. Je ne vins pas à bout dedétruire les fcrupules de Son I xcellence; fa réponfe àma lettre les exprimoit dune manière encore plusclaire , & accufoit mes gens de contrebande. Je fuisperfuadé que cette accufation étoit fans fondement.Les domefliques de M. Banks, avoient trouvé moyen,il eft vrai , dal'er à terre le à la pointe du jour ,& dy refter julquà la nuit; mais ils nen rapportèrentque des plantes & des infeétes , & on ne les y avoirpas envoyés à dautre intention. Javois les plus fortesraifons de croire, que les gens de notre équipage na-voient fait aucune contrebande , quoique les Officiersmême du Viceroi eufîent mis en ufage toute fortedartifice pour les éprouver , ce qui rendoit encorelaccufation plus injufte & plus infultante. Je con-viendrai que je foupçonnois un de nos pauvres Mate-lots d avoir vendu une partie de fes habits pour ache-ter une bouteille de rutn; je marquai à Son Excellenceque , fi quelqu'un de nos gens savifoit de faire unpareil commerce illicite , il fît fans fcrupule mettrele délinquant en prifon. Ainfi finit notre altercationverbale & par écrit avec le Viceroi de Rio-Janeiro.

TJ n Moine de la Ville ayant demandé notre Chi-rurgien , le Doéteur Solander y entra facilement, le25 , en cette qualité , & reçut des habitans plufieurs