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Capitaine Cook.
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D ans ces circonftances , plutôt que d’être pri—fonnier dans mon propre bateau , je me décidai à neplus aller a terre ; car l’Officier qui, fous prétexte decompliment me fuivoit par-tout lorfque j’avois débar-qué, vouloit auffi m’accompagner lorfque je rentroisdans le vaiffeau ou que j’en voulois fortir. Penfant tou-jours que la vigilance fcrupuleufe du Viceroi prove-noit d’un mal-entendu qu’il feroit plus facile d’écarterpar écrit qu’en converfation, je compofai un mémoire& M. Banks en dreffa un autre que nous lui envoyâ-mes. II nous fit une réponfe qui n’étoit point du toutfatisfaifante ; nous répliquâmes, ce qui occafionna entreîe Viceroi & nous plufieurs autres écrits,, mais toujoursinutilement. Je crus que pour me juftifier à l’Amirautéde m’être fournis aux ordres du Viceroi, je devois lemettre dans le cas d’appuyer fes défenfes par la force.En envoyant notre dernière réplique le 20 au foir,j’ordonnai à mon Lieutenant , M. Hicks , de ne pasfouffiir qu’on mît une Sentinelle dans fa chaloupe.Lorfque l’Officier qui commandoit le bateau de garde,s’apperçut que M. Hicks obéiffoit à mes ordres , iln’employa pas la voie de force , mais il le fuivic juf-qu’au lieu du débarquement, pour en rendre compteau Viceroi. Sur quoi , fon Excellence refufa de rece-voir le mémoire , & commanda à M. Hicks de reve-nir au vaiflèau. En retournant à la chaloupe , il vitque pendant fon abfence on y avoit mis une Senti-nelle ; il ne voulut point y entrer jufqu’à ce qu’on l’eneût fait fortir ; alors l’Officier exécuta par force les ;commandemens du Viceroi ; il faifit tous les gensde la chaloupe, & les fit conduire en prifon par desTome IL H h
Ann. 1768.Novemb.