du Capitaine Cook. 2.37
Nous louvoyâmes le long de la côte jufqu’au 12 ;& nous vîmes , à plufieurs repriles , une montagneremarquable près de Santo-hpirito. Nous apperçûmesenfuite le Cap Saint-Thomas , & bientôt après une iflequi eft près du Cap Frio & que quelques cartes nom-ment l'ille de Frio. Cette ifle étant fort élevée avecun vallon au milieu , fembloit former deux ifles Iorl-qu’on la voyoit de loin. Ce jour-là, nous tirâmes le longde la côte , vers Rio Janeiro , & le lendemain, à neufheures , nous fîmes voile vers le port. J’envoyai à laville M. Hicks , mon premier Lieutenant , fur lapinaffe , afin d’avertir le Gouverneur que nous arri-vions pour prendre de l’eau & des rafraîchilfemens ,& lui demander en même - tems un pilote qui nousindiquât un endroit propre à mettre à l’ancre. En atten-dant le retour de mon Lieutenant, nous remontâmesla rivière jufqu’à cinq heures du foir, fur la foi de lacarte de M. Belle-Ifle , publiée dans le petit yltlas Ma-ritime, vol. Il, n°. ^4, que nous trouvâmes très-bonne.Comme j’allois jetter l’ancre au-deffus de fifle de Co-bras , qui eft fituée devant la ville , la pinaffe revintfans M. Hicks ; elle avoit a bord un Officier Portugais,mais point de Pilote. Les gens du bateau me dirent quele Viceroi retenoit mon Lieutenant jufqu’k ce quej’euffe débarqué. Nous nous emprefsâmes de mettreà l’ancre , & prefque en même tems un bateau à dixrames, rempli de Soldats, vint roder autour du vaif-feau fins nous parler. Bientôt après il fut fuivi d’unfécond qui avoit à bord plufieurs Officiers du Vice-roi, qui demandèrent d’où nous venions; quelle étoitnotre cargaifon ; quel étoit l’objet de notre voyage &
Ann. 1768.jNovunb.