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2 (1774)
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232
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i yi Voyage

de la grofleur dun limaçon, 6c font foutenues fur la

^O&obr 58 ' ^ ur ^ ace ^ eau P ar une P et ' te g ra PP e bulles rem-plies dair , formées par une fuftance gélacineufe dunallez grand degré de vifcofité. Lanimal eft ovipare, &ces efpèces de veffies ou bulles lui fervent auiïi à-pofer fes œufs. Il eft probable quil ne va jamais àfond, 6c qu'il napproche pas non plus volontairementdu rivage ; car fa coquille efl extrêmement fragile 6cauiïi mince que celle de quelques limaçons deau douce.Chaque coquille contient à-peu-près la valeur dunecuiller-à-caffé de liqueur que lanimal jette auiïi-tôtquon le touche , 6c qui efl: du rouge pourpre le plusbeau quon puilfe voir. Elle teint le linge, 6c il feroitpeut-être utile de rechercher fi ce nefl: pas le pour-pre des anciens , dautant que ce tefiacée fe trouvecertainement dans la Méditerranée.

Le 8, nous trouvâmes , au 8 d z^' de latitude N.ôc au zz d 4' longitude O. , un courant portant auSud. Le jour fuivant , étant au y d 58' de latitude ,6c au zz d 13' de longitude, il tournoit au N. N. C).f O. Nous eAimâmes fa vitefîe à un mille 6c un l quartde mille par heure. Nous trouvâmes , par le moyende pîufieurs azimuths, la déclinaifon de 8 d 39' Eft.

Le 10, M. Banks tua un oifeau appellé mouette àpieds noirs , qui nefl: ni décrit , ni claflé par Linnæus.II lui donna le nom de larus crcpidatus. Il efl à remar-quer que les excrémens de cet oifeau font dun rougetrès-vif, approchant de celui de la liqueur quon tirede P hélix dont nous venons de parler, 6c feulement unpeu moins foncé : on peut croire que ce coquillage

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