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2 (1774)
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222
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2.11

Voyage

même ont refufé jufquà préfent dadopter cette prati-

^Septemb^* ^ ue » <l uoic l ue toufe une vendan g e foie fouvenc gâtéepar la trop grande quantité de fauvageons quils ne

veulent pas en féparer , parce quils augmentent laquantité du vin. Cet exemple de la force de lhabitudeeft dautant plus extraordinaire quils ont adopté lagreffe pour des arbres fruitiers dune bien moindreimportance , tels que les châtaigniers auxquels cetteméthode fait porter du fruit plus promptement quilsne feroient fans elle.

Nous ne vîmes aucuné voiture à roues dans lepays, privation quil faut peut-être attribuer moins audéfaut dinvention des habitans quà leur manquedinduftrie, pour former des chemins praticables. Lesroutes font en effet fi mauvaifes , quil feroit impoffi-ble à aucune voiture dy paffer : on ne fe fert que dechevaux & de mules qui font très-propres à de pareilschemins ; ils ne les emploient cependant pas pour letranfport de leurs vins. Des vignes on les fait, com-me nous avons vu plus haut , on les tranfporte à laVille dans des outres ou peaux de boucs , que deshommes chargent fur leurs têtes. La feule imitationgroffière dune voiture que nous ayons vue parmi cesgens, eft une planche épaiffe un peu creufée dans lemilieu, à une extrémité de laquelle une efpèce de ti-mon sattache avec une courroie de cuir blanc. Cemiférable traîneau ne reffemble pas plus à un charriotanglois , quun canot de fauvage à la chaloupe dungrand vaiffeau. On peut même croire que cette inven-tion, toute groffière quelle eft , eft due aux Anglois