du Capitaine Cook.
qui ont introduit dans l’Ifle l’ufage des tonneaux d’uneplus grande capacité qu’on ne pouvoit pas tranfporterà bras d’hommes , & pour lefquels on a été obligéd’employer cette forte de traîneau ; c’eft peut - êtreparce que la nature a trop fait pour ce beau pays, quel’induftrie humaine & les Arts y ont eu fi. peu deprogrès. Le fol y eft riche, la plaine & les montagnesont des climats fi différens qu’a peine y a-t-il une feuleprodudion recherchée du fol de l’Europe ou des deuxIndes, que la culture ne puifle donner ici. Quand nousallâmes rendre vifite au Do&eur Heberden, dont l’ha-bitation eft à deux milles de la Ville fur une hauteurtrès-élevée ; nous avions laifle le thermomètre à Ma-der& à 74 S & nous le trouvâmes chez lui à 66 d .Les montagnes produifent prefque fans culture lesnoix, les châtaignes & les pommes en grande abon-dance.
Ann. 1768.Septemb.
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On trouve dans les jardins de la Ville beaucoup deplantes des deux Indes , entr’autres le bananier , legoyavier , le pommier-à-pain , l’ananas , le mangouf-tier qui fleuriffent & donnent leur fruit prefque fansfoins. Le bled eft de la meilleure qualité , d’un beau& gros grain. L’Ifle en pourroit produire en grandequantité , cependant les habitans tirent du dehors laplus grande partie de celui qu’ils confomment. Lemouton, le porc & le bœuf y font excellents. Le bœuffur - tout , dont nous fîmes provifion , a été généra-lement trouvé prefque aufti bon que le nôtre. Lemaigre en eft très-femblable au nôtre pour la fibre &pour la couleur , quoique les bêtes foient beaucoup
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