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du Capitaine Cook.
ïe vin. On le fait d’une maniéré bien fimple. Le raifin.eft jetté dans des vaiffeaux de bois de forme quarrée ,dont la grandeur eft proportionnée a l’étendue duvignoble auxquels ils appartiennent. Les valets nudsentrent dans la cuve, &, avec leurs pieds ôc leurs cou-des, preffent le raifin le plus fortement qu’ils peuvent.Les grappes ainfi foulées font enfuite mifes en un tas& placées fous une pièce de bois quarrée, qu’on preffeavec un levier engagé par un bout, & à l'extrémitéduquel on fufpend une pierre. Les habitans ont fait fi.peu de progrès dans les Arts , que ce n’eft que très-récemment qu’ils font parvenus à donner à un vigno-ble la même efpèce de fruit en greffant leurs vignes.Il femble qu’il y a dans les efprits, ainfi que dans lamatière, une forte de force d’inertie qui réfifte à toutchangement. Tous ceux qui fe propofent d’aider lesouvriers ou les Agriculteurs par de nouvelles applica-tions des principes de la bonne phyfique ou des for-ces méchaniques , éprouvent des obftacles prefque in-furmontables, & s’apperçoivent que les avantages lesplus grands & les plus manifeftes d’une pratique nou-velle ne font pas un motif aufli puiffant pour la fairerecevoir, que l’habitude antérieure d’une pratique dif-férente a de force pour la faire rejetter. Le préjugéaccompagne par - tout l’ignorance. Le peuple de tousles pays reffemble aux pauvres d’Angleterre qui font àla charité de la Paroiffe, & qu’on verroit fouvent man-dier dans les rues, fi la loi qui leur aftigne des fecoursne les forçoit pas en même-tems à les accepter : c’eftavec beaucoup de difficulté qu’on a perfuadé aux ha-bitans de Madère de greffer leurs plants. Quelques-uns
Ann. 1768Septemb.