du Capitaine Cook. 219
que tous les autres végétaux font entièrement brûlés,excepté dans les endroits ombragés par la vigne 6c çà6c là fur les bords des petits ruiffeaux.
Le 13 , fur les onze heures du matin, un bateau ap-pelle par nos Navigateurs producl-boat , vint à bord dela part des Officiers du Bureau de la Santé , fans lapermiffion defquels on ne IailTe perfonne defcendre àterre. Dès que nous eûmes cette permiffion nous dé-barquâmes à Funchal , la capitale de Tille , 6c nousallâmes fur le champ à la maifon de M. Cheap, ConfulAnglois , 6c l’un des plus conlidérables négocians dulieu. Il nous reçut avec l’amitié d’un frere 6c la géné-rolité d’un Prince. Il voulut abfolument que noushabitaffions fa maifon , où il nous procura toutes lescommodités poffibles pendant notre léjour dans Tille.Il obtint pour MM. Banks 6c Solander la permiffionde rechercher toutes les curiolités naturelles qu’ils croi-roient mériter leur attention. Il employa plulîeursperfonnes à pêcher pour eux, à ramafîer des coquillesque le tems ne leur auroit pas permis de ralïemblereux-mêmes, 6c il leur fournit des chevaux 6c des gui-des pour viliter différentes parties de Tille. Malgrétoutes ces facilités leurs excurlions furent pouf-fées rarement au - delà de trois milles de la Ville ,parce qu’ils ne furent en tout que cinq jours à terre,dont un fut employé à recevoir chez M. Cheap la vi-fite du Gouverneur. C’étoit d’ailleurs le tems le moinspropre de Tannée pour des recherches d’Hiftoire na-turelle : car ce n’étoit pas la faifon des plantes 6c desinfeéles. M. Heberden,le premier Médecin de Tille,
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Ann. 1768.Septemb.