Ann. 17 68.Septemb,
ai8 Voyage
à l’efpèce le nom de Motacïlla velificans. II n’y avoiten effet que des oifeaux navigateurs qui puffent fe ha-farder à venir ainli à bord d’un vaiffeau qui alloit fairele tour du monde. Un d’eux étoit li fatigué qu’il mou-rut entre les mains de M. Banks.
Il nous parut extraordinaire qu’aucun Naturalisen’eût jufqu’alors fait mention du Dagyfa , dont la merabonde à moins de vingt lieues de la côte d’Efpa-gne , mais malheureufement pour les connoiffançeshumaines, parmi les Navigateurs, il ne fe trouve quetrès-rarement des hommes qui veuillent ou qui fâchentobferver les objets intéreffants & curieux , dont la mereft un li vafte dépôt.
Le ix, nous découvrîmes les ifles de Porto-Santo& de Madère t & le jour fuivant, nous jettâmes l’an-cre dans la rade de Funchal, & nous amarrâmes avecune petite ancre ; mais dans la nuit la hanlière de cette ,ancre fe détacha, par la négligence de celui qui l’avoitattachée. Le matin on releva l’ancre dans le bateau, &elle.fut portée au Sud, mais en la relevant, M. Weir ,notre contre-Maître, fut jetté dans la mer par le cable ,& entraîné avec l’ancre. Les gens du vaiffeau ayant vûl’accident retirèrent l’ancre avec toute la promptitudepoflible , mais il étoit trop tard ; le corps remonta fur1 eau embarrallé dans le cable, & fans vie.
L’Isle de Madère , vue de la mer , préfente untrès-bel afpeèl ; les flancs des colines font entièrementcouverts de vignes prefque jufques à la hauteur oùl’œil peut diftinguer les objets ; elles y font vertes, tandis