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autour du Monde. 191
plus de l’ancre & des cordages que je voulois acheter,je me tins tout prêt à remettre à la voile. L’équipage ^avoit toujours été fobre & en bonne fanté depuis notrearrivée dans la rade ; on lui avoit fervi de la viandefraîche chaque jour ; il nous en reftoit encore quelquepeu , avec un bœuf en vie que nous embarquâmes.
Nous n’avions alors qu’un feul homme de malade, &un Matelot qui avoit un accès continuel de rhumarifmedepuis notre départ du détroit de Magellan. Le 8 , afix heures du matin , nous remîmes en mer après unféjour d’une femaine à Batavia.
Le ii , à midi, nous étions à la hauteur d’une petiteifle , appellée le Cap , entre les côtes de Sumatra & deJava , & plufieurs de nos gens furent attaqués de rhu-mes & de dyffenteries. Le lendemain, 12 , un bateauHollandois vint à bord, & nous vendit quelques tor-tues de mer qui furent fervies à l’équipage. Vers lefoir, étant à environ deux milles de la côte de Java ,nous apperçûmes fur le rivage un très-grand nombrede lumières ; nous fupposâmes qu’on les avoit alluméesafin d’attirer le poiffon , ainfi que nous l’avions vu end’autres endroits.
Le lundi, 14, nous mîmes à l’ancre à la hauteurde l’ille du Prince , & nous allâmes y faire de l’eau &
-du bois. Le lendemain matin , les Naturels du paysnous apportèrent des tortues de mer, de la volaille &un fanglier, que nous achetâmes à un prix raifonnable.
Nous y reliâmes jufqu’au 19, préparant le vaiflèau àremettre à la mer. Pendant ce tems , plufieurs denos gens commencèrent â fe plaindre de maladies inter-