imfua:
Ann. 1767,Décemb.
1768.
1 Janvier.
191 Voyage
! mittcntes aflez femblables à la fièvre. Mous appareil-lâmes , le lendemain à fix heures , après avoir compléténotre provifion de bois , & pris à bord foixante Ôcfeize pièces d’eau.
Pendant notre fiéjour ici , un des Matelots tombade la grande vergue dans la chaloupe qui étoit le longdu vaifleau. Sa chute lui fracafi'a le corps & lui rompitplufieurs os ; en tombant , il froifla deux hommes ,dont l’un refta fans parler jufqu’au 24, jour où il mou-rut, & l’autre eut un de les orteils brifé. Nous avionsalors feize hommes de malades , & le premier de Jan-vier le nombre augmenta jufqu a quarante ; nous avionsenterré trois de nos gens, parmi lefquels étoit GeorgeLewis, notre Quartier-maître, Marin laborieux &le plus utile de l’équipage, parce qu’il parioit les Lan-gues Efpagnole & Portugaife. Nous étions attaquésde dyfi’enteries & de fièvres putrides , qui étant tou-jours contagieufes , font pour cette raifon les plusdangereufes dans un vaifleau. L’aide du Chirurgienen fut bientôt atteint , & ceux qui étoient chargésde fervir les malades , tomboient eux - mêmes un oudeux jours après qu’ils avoient commencé leurs fonc-tions. Afin de remédier à ce mal autant qu’il étoit enmon pouvoir, je conftruifis une grande chambre pourles malades, en débarraflant l’entre-pont de beaucoupde nos gens que je renvoyai fur le tillac ; & pour latenir toujours propre, j’y fis drefi'er une tenture detoile peinte, & j’ordonnai qu’on l’arrosât une ou deuxfois par jour avec du vinaigre & qu’on y fît des fumi-gations. Notre eau n’étoit point corrompue , < 3 c on la
ventiloit