Ann. 1767.Août.
170 Voyage
moins par-la nos vies, parce que, de l’endroit où nousétions jufqu’à Batavia , nous devions avoir probable-ment une mer calme, & n’etre pas éloignés d’un port.
En conféquence de cette réfolution, nous fîmes voileà midi, & nous dépafsâmes l’ifle de Bofcawcn fans lavifiter: c’eft une Tfle ronde & élevée, abondante enbois & qui eft remplie d’habitans ; mais l’ifle de Kep-pel eft beaucoup plus grande & paroît meilleure.
La première eft fituée au i^ d 50'de latitude S., &au 175 d de longitude O. ; la fécondé au 15 d 55' de la-titude S;, & au 175 d 3' de longitude O.
Nous continuâmes notre route à l’O. N. O. , juf-qu’à dix heures du matin , du 1 G. Alors nous vîmesterre au N. ^ E., & nous gouvernâmes defllis. Amidi, nous en étions à trois lieues ; le terrein dansl’intérieur de la côte paroifloit élevé, mais au bord del’eau il étoit bas , & d’un afpeét agréable ; toute l’iflefembloit être environnée par des récifs qui s’éten-doient à deux ou trois milles dans la mer. En vo-guant le long de la côte, qui étoit couverte de coco-tiers , nous vîmes quelques cabanes & de la fuméeen plufieurs endroits. Bientôt après nous évitâmesun banc de rochers, pour gagner le côté fous le ventde l’ifle, & nous envoyâmes en même-tems des ba-teaux pour fonder & examiner la côte. Les bateauxrangèrent la terre de très-près, & trouvèrent qu’elleétoit pleine de rochers & garnie d’arbres qui croif-foient jufqu’au bord de l’eau. Ces arbres de différentesefpèces ne portoient point de fruits ; il y en avoitquel-