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2 (1774)
Entstehung
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152
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Ann. 1767.Juillet.

ijx Voyage

î danger dêtre mis en pièces ; tout notre monde avoir parjour des provifions fraîches & des fruits autant qu'ilspouvoient en manger, & javois été embarraffé jufqua-lors dexpliquer dou provenoit cette détérioration.Lhabillement des hommes & des femmes efl de bonnegrâce , & leur lied bien ; il eft fait dune efpèce dé-toffe blanche, que leur fournit lécorce dun arbufte , &qui reffemble beaucoup au gros papier de la Chine.Deux pièces de cette étoffe forment leur vêtement ;lune qui a un trou au milieu pour y palier la tête ,pend depuis les épaules jufquk mi-jambe devant &derrière ; lautre a quatre ou cinq verges de longueur& à-peu-près une de largeur; ils lenveloppent autourde leur corps fans la ferrer. Cette étoffe neft pointtifîue; elle efl fabriquée comme le papier, avec les fibresligneufes dune écorce intérieure quon a mifes enmacération , &c quon a enfuite étendues & battues lesunes fur les autres. Les plumes, les fleurs, les coquil-lages & les perles font partie de leurs ornemens &de leur parure; ce font les femmes fur-tout qui por-tent les perles ; jen ai acheté environ deux douzainesde petites; elles font dune couleur allez brillante,mais elles font toutes écaillées par les trous quon ya fait. M. Furneaux en vit plufieurs dans fon excur-fion à rOueft de lIfle ; mais il ne put en acheter au-cune quoi quil en offrît. Je remarquai que cefl iciun ufage univerfel parmi les hommes & les femmesde fe peindre les fefiès & le derrière des cuiffes, avecdes lignes noires très-ferrées, & qui repréfentent dif-férentes figures ; ils fe piquent la peau avec la dent4un inftrument affez refle.mblanc à un peigne, & ils

mettent